Waimangu Valley - Te Puia
La Waimangu Volcanic Valley est une vallée dont l’activité géothermique est importante. C’est le seul site donc la création remonte à une période historique (éruption de 1886). Il y avait un énorme geyser (400 m de haut), qui a fonctionné de 1900 à 1904, mais qui s’est éteint depuis. J’ai choisi de remonter la vallée à pieds (5 km). Il y a aussi des bus pour les touristes chinois ou les américains trop nourris. Il a fait un temps magnifique et la promenade fut agréable. Toute l’eau que vous voyez (lac, ruisseaux, etc.) est à 55°C et PH=3,5. Autant dire qu’il ne vaut mieux pas s’y baigner. Normalement on fait l’aller à pieds, et le retour en bus. Mais vu le temps, j’ai fait le retour à pieds également, au plus grand étonnement des touristes américains qui disent de moi que je suis fou, 5km, c’est vraiment trop. Ensuite je suis allé à Te Puia. Il s’agit d’un village Maori situé sur une zone géothermiquement active, pleine de piscines de boue à 90°C, de geysers, etc. Le village existe toujours, et les maoris le font visiter. C’est plutôt bien fait, même si je redoutais un côté Disneyland. J’ai suivi la visite guidée menée par Ril, (tous le guide s’appellent Ril, c’est amusant, en fait ils débitent tous le même texte qui commencent par : hello my name is Ril, …). Bon, y avait un méga geyser de 40 m impossible à prendre en photo parce que l’eau sort à 140°C, donc la majeure partie s’évapore immédiatement, et les abords du geyser se transforment en hammam. J’ai enfin vu un kiwi ! En fait ce sont des animaux nocturnes. Il y en avait énormément il y a quelques centaines d’années, mais ils ont disparu à cause de la déforestation massive opérée par les maoris, et surtout à cause de l’introduction de prédateurs comme les possums par les pakehas. A ma grande surprise (je m’attendais à un oiseau de la taille d’un moineau), un kiwi est plus gros qu’une poule ! Il ne peut pas voler (petit oiseau si tu n’as pas d’ailes,…), et se nourrit d’insectes qu’il picore au sol. Ce qui est amusant c’est de voir les gens s’émerveiller devant cet animal qui est moche comme tout, mais qui est en voie de disparition, ce qui en fait un être d’un intérêt majeur. Après quelques piscines de boue dans lesquelles les maoris faisaient bouillir les têtes de leurs ennemis, je suis allé voir le show. Des guerriers maoris nous font une cérémonie d’accueil, puis quelques chants, puis le haka, puis une chanson d’amour (cohérence ?). Comme vous pourrez le constater, la guitare est un instrument traditionnel maori. Tout cela est légèrement surfait… Mais les touristes chinois sont au bord de l’orgasme, quand l’un des guerriers tente de leurs enseigner le haka. Impossible de taper sur leurs cuisses à 60 à la noire tous ensemble. Bon, j’arrête le mauvais esprit après cette dernière anecdote : les maoris ont aménagé des hot seats (sièges en pierre sur une dalle chaude), pour faire sentir aux visiteurs la chaleur de la terre (les sièges sont à 40°C, ce qui n’est quand même pas très chaud…). Après 30 secondes, les touristes chinois hurlent de plaisir, les touristes américains quant à eux se mettent à témoigner leur émotion 5 minutes plus tard, temps nécessaire à la chaleur pour traverser la couche isolante et grasse dont ils sont enveloppés. Je suis retourné dormir au même endroit, au bord du lac Rerewhakaaitu au sud de Rotorua, où mon activité préférée m’attendait : le lavage de voiture. C’est la dernière fois que je plante ma tente, demain je pars pour Auckland, où je dormirai dans un Motel proche de l’aéroport.